Kimshi : faire du Zéro déchet un art de vivre.

Si beaucoup d’entre vous sont animés par l’envie de consommer de manière plus responsable, vous ne savez pas toujours où vous rendre. Je vous propose de partager au fil des mois des adresses qui vous permettront de vous orienter en fonction de vos besoins. Pour continuer cette série, voici une créatrice qui s’est proposée de joindre l’utile à l’agréable : Violette Castagnet, la fondatrice de la marque Kimshi. L’année dernière, alors que je sillonnais les allées du Smmmile festival, un stand à l’univers doux et coloré a retenu mon attention. J’ai tout de suite eu envie de poser des questions à la jeune femme rayonnante qui le tenait sur les produits qu’elle vendait. C’est ainsi que j’ai rencontré Violette, qui n’était autre que la créatrice. Touchée par sa démarche, un an plus tard, j’ai naturellement pensé à la recontacter pour lui consacrer un article.

Le « Zéro Déchet » vous fait-il peur ? Il y a quelque chose d’absolu dans ce terme qui renvoie à un extrême radical, à un idéal inaccessible. Pourtant, si on s’y penche, certaines marques peuvent vous accompagner dans cette démarche, et même la rendre plaisante, agréable, pleine de sens. C’est le cas de Kimshi, dont le nom apparu spontanément à sa créatrice, est un clin d’oeil à ses origines vietnamiennes et au plat de chou coréen – la plupart de ses réalisations concernent l’alimentaire et la cuisine.

Adepte de la slow life et partisane d’une vie en cohérence avec ses idéaux écologiques, Violette Castagnet voulait « que ses valeurs se retranscrivent dans sa marque. » Si le Zéro Déchet s’imposait comme une évidence, il s’agissait avant tout d’aider ses client.e.s à consommer autrement et à mener une vie plus simple. Après s’être essayée à la fabrication de furoshiki, ces paquets cadeaux réutilisables japonais, Violette se rend compte néanmoins que la pratique n’est pas encore très répandue en France. Elle s’oriente alors vers la création de sacs pour le vrac. La réponse de la clientèle est forte, d’autres idées arrivent, on lui commande des charlottes pour couvrir les plats, des lingettes, des filtres à café – l’univers de la cuisine parlerait-il plus à nos moeurs hexagonales ? Outre leur aspect esthétique, ses charlottes en lin, remplaçant avec élégance le papier cellophane, répondent à deux critères qui seront désormais sa marque de fabrique : choisir des tissus naturels sains et des coloris doux, qui leur confèrent un côté intemporel, dont l’oeil ne se lassera pas. Ses valeurs se retrouvent aussi dans sa démarche de créatrice : pour l’instant, elle fait pratiquement tout elle-même – quand elle délègue ou revend, c’est toujours après des recherches approfondies -, prend le temps nécessaire entre l’idée et la conception – parfois ce sont des heures pour trouver le bon cordon pour ses sacs, d’autres fois des mois voire des années pour trouver les bons matériaux-, favorise au maximum le circuit court comme le Made in France, se remet en question pour s’améliorer.

Même si, avec le Covid, Violette a constaté une prise de conscience et une appétence dans ses discussions sur les marchés ou sur les réseaux pour changer ses habitudes de consommation, le passage à l’acte n’est pas facile et prend du temps. C’est pourquoi il lui paraît nécessaire d’inventer des produits qui peuvent accompagner leurs utilisateurs dans leur effort. Cette année, elle s’est encore diversifiée en proposant des articles pour la salle de bain, comme des pochettes à savon ou des cure-oreilles en bois de charme et en inox fabriqués en Bretagne par l’entreprise Escurette, et des nouveautés pour la cuisine : un sopalin doublé et épais auquel elle rêvait depuis trois ans ou un kit de démarrage où l’on retrouve des essentiels comme une éponge tawashi lavable, un trio de sacs réutilisables et de charlottes recouvre plats, le tout emballé dans un joli pochon de rangement.

Basée dans la région toulousaine, Violette participe presque tous les dimanches au marché de Saint-Aubin parmi les marchands primeurs et les artisans locaux. Vous pouvez également retrouver ses créations sur Etsy ou chez des revendeurs comme la maison Marie Tounette à Lyon ainsi que les sites Cureor et Homie.

Petite surprise : pour les lecteurs et lectrices du blog, Violette offre 10% sur sa boutique Etsy avec le code promo Kimshi10 jusqu’à fin septembre.

Désormais, écrirez-vous kimchi avec un s ?

Publié par Sonia Pavlik

Ma passion pour la philosophie traditionnelle chinoise remonte à l'enfance. Mon père avait vécu en Asie et me parlait de Confucius, du Tao, d'acupuncture, du Yi King et de Feng Shui. Plus tard, j'ai relié mes activités de prédilection pour proposer mes services de coaching de la maison et d'accompagnement pour prendre soin de sa créativité et de sa vitalité autour de l'écriture. Journaliste pendant 15 ans, j'ai travaillé sur la consommation écoresponsable et transmets cette sensibilité dans mes diagnostics.

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